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Depuis
plus de 40 ans, le nom de Sheldon Kagan est reconnu dans le monde du
divertissement et de la planification d’événements. Dès son jeune âge,
l’impresario produit, avec succès, plusieurs événements: concerts,
réceptions-rencontres pour célibataires, mariages et expositions pour
les futurs mariés.
Portrait d’un producteur
Sheldon Kagan
Par Luigi Perrotta
Le jeune Sheldon Kagan – au sommet de l’industrie musicale montréalaise
des années 70
La production d’un concert est remplie de défis et demande une
planification méticuleuse ainsi que le courage de persister même si le
projet peut s’avérer une perte financière importante. Pour réussir, le
producteur doit choisir la salle de spectacle, mobiliser les
commanditaires, négocier le contrat avec l’agent de l’artiste, fournir
l’hébergement et coordonner tous les aspects des opérations la journée
du spectacle – tout en espérant qu’une faible vente de billets ne
l’entraîne pas à la ruine. Tout un défi – même pour un producteur
d’expérience! Originaire de Montréal, à peine sorti de l’adolescence,
Sheldon Kagan négociait déjà avec des agents reconnus de New York avant
même d’avoir le droit de consommer de l’alcool chez nos amis du sud.
En janvier 1971, Sheldon Kagan produit son premier concert à la Place
des Arts, présentant en spectacle les illustres Dizzy Gillespie et Gene
Krupa. Un exploit sans précédent car il était le plus jeune imprésario à
produire un spectacle à ce prestigieux site de Montréal.
Par la suite, dans la vingtaine, l’imprésario produit une série de
spectacles le plaçant en tête des producteurs de spectacles musicaux à
Montréal. Sheldon Kagan présente les plus grands noms du jazz et de la
musique « Big Band », tels que Miles Davis, The Glen Miller Orchestra,
The Duke Ellington Orchestra, Dave Brubeck, Herbie Mann, Grover
Washington Jr., et Artie Shaw.
Sheldon Kagan réalise également plusieurs spectacles « pop » mettant en
vedette, entre autres, Loggins and Messina, Ravi Shankar, Delaney and
Bonnie, Bill Withers, Billy Preston, Buck Owens et Donovan.
N’étant pas encore connu, le jeune Kagan attire quand même à Montréal
ces artistes de renommée grâce à son excellent travail de recherche
combiné à son grand talent de négociateur. « J’ai appris en lisant tout
ce qui était publié sur ces artistes et en parlant à des gens du
métier » dit-il. « J’ai ensuite communiqué avec les agents américains
qui les représentaient et leur ai fait des offres qui étaient viables
financièrement. »
Bien que confiant de ses capacités, Sheldon Kagan soupçonne que son
jeune âge pourrait être un obstacle. Il négociait donc ses contrats par
téléphone et déviait adroitement toutes les demandes de rencontre –
jusqu’à ce qu’un agent tenace exige qu’il se présente à New York. Après avoir négocié dix spectacles par téléphone avec cet agent très
connu de New York, ce dernier insiste pour me rencontrer.
Son invitation m’a effrayé, pensant qu’il se raviserait à cause de mon
jeune âge, mais il a insisté. Me voici donc, un gamin de Montréal, dans
les bureaux opulents d’un agent de grande renommée représentant des
artistes tels que Buddy Rich et Duke Ellington. Lorsqu’il m’a accueilli,
j’étais convaincu qu’il me demanderait ce qui avait empêché mon père de
m’accompagner. Après notre rencontre, il m’a avoué que sa première
impression était exactement ce que j’avais prévu. Il m’a ensuite dit
qu’il n’aurait jamais cru qu’une personne de mon âge pouvait être aussi
professionnelle. Nous avons entretenu une relation solide pendant
plusieurs années.
En 1972, Sheldon fait face à un cauchemar lorsque Buddy Rich annule
soudainement sa participation la veille d’un concert à la Place des
Arts. Tous les billets étaient vendus pour ce spectacle mettant aussi
en vedette Woody Herman. « Le spectacle était le dimanche et, le samedi
après-midi, je reçois un appel de New York de l’agent représentant Buddy
Rich qui m’informe que celui-ci s’était blessé au dos lors de
répétitions pour l’émission télévisée de Johnny Carson, et qu’il ne
pourrait pas présenter son spectacle » dit Sheldon Kagan.
N’ayant pas le temps d’aviser les détenteurs de billets via les médias
ou de trouver un remplaçant du même calibre que Buddy Rich par
l’entremise d’une agence, il envisage l’éventualité de devoir rembourser
3 000 spectateurs et doit agir rapidement. « J’ai immédiatement dépêché
mon adjoint à New York pour faire la tournée des clubs afin de trouver
un remplaçant. Heureusement, George Benson présentait son spectacle au
« Village Vanguard » à Manhattan. Je lui ai parlé par téléphone et il a
consenti à venir à Montréal. » En l’espace de quelques heures, le
chanteur-guitariste prenait l’avion en direction de Montréal pour un
spectacle improvisé le lendemain.
Lorsque Sheldon Kagan a prévenu les spectateurs du changement quelques
instants avant le début du spectacle, moins de la moitié ont demandé un
remboursement, lui permettant de sauver la représentation et de réaliser
un profit. Il se souvient que Benson n’avait exigé qu’un cachet de 1
500$. Aujourd’hui, cet artiste talentueux commande 150 000$ pour un
soir. « Les gens parlent encore de ce spectacle dont je conserve
toujours le contrat original », dit-il.
Talent
inné pour divertir
Aussi
impressionnants qu’étaient ses débuts d’imprésario, Sheldon Kagan avait
déjà fait ses preuves dans le domaine du divertissement. Il a quitté
l’école à l’âge de 13 ans pour devenir disc-jockey témoignant très jeune
d’un sens développé des affaires en recrutant plusieurs clients et en
leur fournissant ses services. Ses clients étaient très impressionnés
par son professionnalisme et par sa façon d’animer et de divertir les
foules. La nouvelle s’est répandue rapidement lui permettant d’agrandir
son entreprise et d’embaucher d’autres disc-jockeys et éventuellement
des musiciens.
Déjà, à l’âge de
13 ans, ce promoteur en herbe démontrait des aptitudes dans le domaine
du divertissement. Il avait mémorisé les 4 numéros de téléphone
utilisés par un disc-jockey à la radio lorsque ce dernier faisait tirer
des prix; il pouvait ainsi se mériter les albums les plus récents ou un
voyage pour voir les Beatles en spectacle en étant le premier à composer
un de ces numéros.
Kagan, aussi cupidon
Par la suite, il
décide d’organiser, avec grand succès, des réceptions-rencontres pour
célibataires dans les grands hôtels du centre-ville.
Son ingéniosité
lui a permis d’éviter une situation critique lors d’une de ces
réceptions la veille du Jour de l’An à l’Hôtel Windsor – le soir même de
la partie de hockey historique de 1975 entre les Canadiens de Montréal
et l’équipe de l’armée soviétique. Les invités demandaient de visionner
la partie durant la réception et il a du les satisfaire. « J’ai fait
installer des écrans géants à l’Hôtel Windsor et sur la rue Peel. Le
lobby de l’hôtel et la rue débordaient de gens qui regardaient la partie. C’était
tout un spectacle à voir » dit-il. Les billets pour ces réceptions se
vendaient comme des « petits pains chauds. » Nous ne saurons jamais
combien de couples filent le parfait bonheur grâce à Sheldon Kagan.
La croissance de Sheldon Kagan
International
Pendant les années
80 et 90, Sheldon Kagan International continue sa croissance en
multipliant ses services de divertissement et de coordination
d’événements. Actuellement, Sheldon Kagan International est une
entreprise en pleine expansion qui offre des services de musiciens et
disc-jockeys, de décors thématiques et de planification d’événements
corporatifs et sociaux. Sheldon Kagan et son équipe représentent une
pléiade d’excellents artistes et coordonnent des centaines d’événements
chaque année – qu’il s’agisse d’un congrès ou d’un mariage.
Le Salon de la Mariée
Chaque
année, Sheldon Kagan International organise également Le Salon de la
Mariée au Palais des congrès de Montréal. Les entreprises spécialisées
dans tous les aspects de la planification d’un mariage, lune de miel et
futur foyer peuvent réserver un kiosque à ce salon de grande renommée et
rencontrer des milliers de futurs mariés. Le Salon de la Mariée permet
aux annonceurs de profiter d’une campagne complète de marketing pour
présenter leurs produits et services et de personnaliser l’échange avec
leurs clients.
Conçu en 1980 par
Sheldon Kagan, le Salon a attiré 400 visiteurs et moins de 50
entreprises la première année. Depuis, l’exposition a pris beaucoup
d’envergure lorsque les exposants ont reconnu l’importance d’y
participer.
Aujourd’hui le Salon de plus longue durée en son genre au Québec, la
dernière exposition a accueilli plus de 200 marchands et plus de 15 000
visiteurs. Cette année, pour la première fois, l’exposition s’adressait
aussi aux gradués qui recherchaient des tenues de bal, des hôtels, des
services de limousine, des fleuristes, des experts en coiffure et
maquillage, etc. Le 29ième Salon aura lieu les 2 et 3 février, 2008 au Palais des congrès.
Le prochain
Salon des Baby Boomers Plus aura lieu les 12 et 13 avril 2008 au Palais des congrès de Montréal.
Une entreprise familiale
Tous les membres
de la famille Kagan mettre la main à la pâte. Ces jours-ci, Sheldon
Kagan entraîne son fils Barry à continuer la tradition familiale. Ils
travaillent côte à côte comme DJs au Canada et organisent des réceptions
dans plusieurs grands hôtels de la Jamaïque. Barry s’occupe aussi de la
coordination des exposants pour le Salon de la Mariée et fait partie des
défilés de mode. Marlene, fille de Sheldon, collabore à la production
des défilés de mode du Salon en plus d’y figurer en tant que mannequin.
Lorsqu’elle n’est pas sur les courts de tennis, Linda, épouse de
Sheldon, contribue grandement aux opérations de la compagnie.

Passionné
Conscient de ses
responsabilités civiques, Sheldon Kagan offre les services de sa
compagnie à plusieurs organismes de charité. Au cours des années, le
Réseau des Enfants Disparus, l’Hôpital de Montréal pour Enfants, les
Fondation Starlight et Share the Warmth ainsi que plusieurs autres
organismes ont bénéficié de sa générosité.
« Après 45 années dans le domaine du divertissement, je m’implique à
l’occasion en tant que maître de cérémonie et disc-jockey non pas par
obligation mais plutôt parce que j’adore ce métier. »
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